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05/09/2009

«On se demande à quoi ces jeunes ressemblent dans la vraie vie»

PORTRAIT – Arnaud et Julien, étudiants à Pau sont venus à Seignosse alors qu’ils ne font pas partie de l’UMP. Venus pour parler de l’actualité, ils regrettent un «discours convenu»…

P1010478.JPGIls font figure d’exceptions à Seignosse. Arnaud et Julien sont venus sans appartenir à aucune fédération. Ils n’ont pas de carte d’adhérent à l’UMP et se disent indépendants. Au départ, ils voulaient faire plusieurs universités d’été, «afin de se faire notre propre opinion», expliquent-ils en cœur. Mais pour des raisons d’organisation, ils ont du faire un choix et ont décidé de venir dans les Landes.

Pas toujours à la hauteur de leurs attentes

Etudiants en école d’ingénieurs à Pau, ils s’intéressent à l’actualité et sont venus ici pour «voir les politiques, écouter le bilan de leurs actions et savoir ce qui va se passer ensuite».

Toute la journée, ils ont assisté à un maximum de débat. Mais ce qu’ils ont vu n’a pas été à la hauteur de leurs attentes. S’ils admettent que la majorité a contribué à certaines «avancées», ils auraient aimé avoir des réponses plus concrètes à certaines de leurs questions.

Julien par exemple, qui entre bientôt sur le marché de l’emploi, a été quelque peu déçu par l’intervention de Martin Hirsch et Laurent Wauquiez ce samedi après-midi. «Dès le début Martin Hirsch a commencé en disant ‘on ne va pas vous donner de solutions’», explique le jeune homme.

«Qu’est ce qui fait que les jeunes viennent ici?»

Mais surtout, ils souhaitent obtenir la réponse à une question qu’ils se posent: «qu’est ce qui fait que les jeunes viennent ici?». Et pour l’instant, ils avouent n’avoir toujours pas trouvé la solution à leur énigme.

«Nous avons l’impression que les jeunes ont plutôt un discours convenu. C’est dommage», regrettent-ils. Arrivés samedi matin, ils ont toutefois loupé la soirée de vendredi soir et admettent: «On attend la soirée pour que les langues se délient.» Mais pour le moment, ils en sont surtout à se demander «à quoi ressemblent tous ces jeunes dans la vraie vie».

 

Elodie Lestrade

22/08/2009

Pour Pascal, aujourd'hui, les Verts «incarnent un désir d'avenir»

PORTRAIT - Rencontre avec Pascal Dacheux, élu régional Verts en Picardie...

Pascal Dacheux, 49 ans, brigue la tête de liste Europe écologie aux élections régionales en  Picardie en mars prochain. Sur une liste autonome au premier tour. «Pour nous sentir libre et faire campagne sur un programme qui nous ressemble à 100%».  Avec le bon score d'Europe écologie aux européennes et l'enlisement du PS, il confie, avec un regard malicieux, qu'il a le sentiment qu'aujourd'hui, ce sont les Verts qui «incarnent un désir d'avenir».

>> Suivez les journées d'été des Verts avec notre envoyée spéciale, sur 20minutes.fr et le blog des universités d'été.

Petit-fils d'agriculteur, il est actuellement élu du conseil régional, chargé des délégations agriculture et environnement. Successivement pharmacien, journaliste et maintenant agriculteur bio (depuis 1998), l'écologie s'est progressivement imposée à lui.

«La capacité des hommes à vivre dans leur environnement me fascine»

Pascal a bourlingué au total deux ans en Afrique, par séjours successifs. «Ce qui me fascine, c'est cette capacité qu'ont les hommes à vivre dans leur environnement quel qu'il soit, et surtout, leur capacité à l'organiser dans l'équilibre, dans une apparente durabilité. C'est ce qu'on voit chez les pygmées, les touaregs, les eskimos...»

pascal.jpgC'est sans doute cette prise de conscience qui est à l'origine de l'engagement politique de Pascal, aujourd'hui Vert, qui avait pourtant voté Giscard en 1981. «Je suis issu d'un milieu familial de droite, donc au départ, j'ai suivi mes parents.»

Mais les «expériences» et les «rencontres» ont influencé ses idées. «Par mon métier, j'ai une sensibilité à la nature. Je suis entré chez les Verts par l'environnementalisme et pas par le chemin social, ou la défense des sans-papiers. Dans mon métier, par exemple, je n'ai pas supporté la distance avec la nature dans la pratique productiviste».

«Moi aussi, je voulais y participer»

C'est quand Dominique Voynet entre au gouvernement Jospin que Pascal adhère chez les Verts. «Je suis pragmatique, donc l'entrée dans le gouvernement, ça rendait l'action possible, et moi aussi, je voulais y participer.»

D'abord simple «colleur d'affiche», il gravit les échelons. Après une défaite aux législatives, il est finalement élu aux régionales de 2004, en Picardie, sur une liste d'union avec le PS et le PC.

«Je sais ce que c'est d'être bio»

Au quotidien, il travaille avec les agriculteurs de la région, les sensibilise à l'environnement... «Pour eux c'était gênant de travailler avec moi au début: tant que ce sont des écolos de la ville qui n'y connaissent rien, avec quelques termes techniques, ils les perdent.» Pascal Dacheux, avec sa ferme, ses vaches et son blé, lui, sait de quoi il parle. «Je sais ce que c'est que d'être bio, donc c'est dur de me dire que ce n'est que de l'utopie...»

Même s'il sait qu'il n'est «toujours pas supporté par bon nombre de personnes à la FNSEA», il est satisfait d'avoir un peu fait infléchir et réfléchir. Des choses simples, qu'il a fallu réaffirmer: «une vache, ça peut manger de l'herbe, remettre l'agronomie au cœur du système, à la place de la chimie, etc.» Il a également aidé à la création d'AMAP, parce que «les seuls légumes qu'on produisait ici, en Picardie, c'était pour des boîtes, pour Bonduelle»...

Le bio, ça «donne une satisfaction», note-t-il, «on a le sentiment d'être autonome, on ne dépend pas de la chimie. Un peu comme les touaregs et les autres tribus: je suis comme eux dans ma ferme, avec mon environnement, j'arrive à organiser ma vie, durablement.»

Oriane Raffin

 
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